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Les folliculaires tiennent dans leurs mains la destinée despeuples. Ils font ou défont les héros, comme un certain Warwic faisaitet défaisait les rois. Aussi, comme les princes calculent leurs forcespar la multitude de leurs soldats et par les ressources de leursfinances, les chefs des factions rivales, parmi nous, calculent lesleurs par le nombre de leurs écrivains et par les moyens pécuniairesqu’ils ont de les alimenter. La Fayette était pénétré de ces grandsprincipes; il sut s’environner d’une armée de journalistes; la GazetteUniverselle, l’Ami des Patriotes, le Journal de Paris, laChronique, Monsieur Perlet lui-même, et tant d’autres firent à sonparti plus de conquêtes, dans l’espace de quelques mois, qu’il n’en eûtpu faire lui-même à la révolution, durant un demi-siècle, même à latête d’une armée française.Indépendamment de ces grands moyens, il avait fondé les plus bellesfabriques, et les plus magnifiques arsenaux que l’on eût encore vus, delibelles, soit laudatifs, soit vitupératifs, soit éphémères, soitpériodiques, qu’il pouvait transporter, à chaque instant, auxextrémités de l’empire, soit par le ministère de ses aides de camp,soit par celui du gouvernement, Je n’ai pas besoin d’observer qu’iln’oubliait pas de tirer parti de son crédit à la cour et de sesrapports avec la liste civile, pour étendre chaque jour ces utilesétablissements.Cependant, comme la vérité a aussi sa puissance et ses soldats, lapetite phalange des jacobins et des défenseurs de la liberté leharcelait dans sa marche avec assez de succès. ll ne put jamaisl’entamer, aussi longtemps qu’il demeura séparé d’une autre faction,qui combattait quelquefois avec les patriotes pour arriver à ladomination par une autre route. moncler femme
Je parle de celle qui avait pour chefs les Lameth, Barnave et Duport.Mais, lorsque quelque temps avant la fuite de Louis XVI, elles seconfédérèrent pour accabler le parti du peuple, les Lameth renforcèrentle corps d’armée des libellistes de La Fayette, par la jonction de ceuxqui étaient à leur solde, et surtout du Logographe, journaliste trèsfidèle, car il remplissait scrupuleusement l’engagement qu’il avaitcontracté avec le maître de la liste civile, de défigurer les opinionsdes députés patriotes et d’embellir celles des orateurs vendus à lacour [ On trouve la preuve authentique et littérale de ce fait dansles papiers dont la nation doit la découverte à la fermeté inébranlableet à l'infatigable vigilance du comité de surveillance de la commune deParis.].Ce fut alors que les deux factions combinées, retranchées sous lechâteau des Tuileries, et à l’abri de la partie de la constitution quiprotégeait le despotisme royal, tombèrent sur les patriotes avec toutesleurs forces, et remportèrent les victoires du Champ-de-Mars, del’inviolabilité absolue et de la révision. Ce fut alors que la Franceentière fut désolée par l’épidémie du feuillantisme.Durant cette période, La Fayette et ses alliés régnèrent en effet surla France. Il était le héros, le libérateur de la nation Il parut aumilieu du corps législatif; le président lui dit: “la nation montrera,avec fierté, à ses amis et à ses ennemis la constitution et LaFayette;” et le corps législatif applaudit avec transport. moncler doudoune femme Il vint uneautre fois traiter les représentants du peuple beaucoup plus durementque Louis XIV ne harangua le parlement de Paris, le jour où il vint levisiter, le fouet à la main; et les représentants du peuple seprosternèrent devant lui un peu plus bas que le parlement de Parisdevant Louis XIV. Pendant toute la durée de son empire, toute parole,tout écrit qui attaquait La Fayette, était un crime. Tous lespatriotes, dont les cachots regorgeaient, le savent bien. Médire de LaFayette, c’était détruire la discipline militaire, c’était favoriserCoblentz et l’Autriche, c’était prêcher l’anarchie et bouleverserl’Etat. Aujourd’hui encore, il ne resterait à ceux qui avaient lecourage de dénoncer ses crimes passés, et de prédire ceux qu’ilméditait, que le nom de fous ou de factieux, s’il n’avait pris le soinde se dénoncer lui-même, et s’il n’avait voulu abuser trop brusquementde la crédulité, j’ai presque dit de la stupidité publique. Le peuplede Paris, qui le détestait depuis longtemps, quand on l’adoraitailleurs, et les fédérés des autres départements, aidés par La Fayettelui- même, renversèrent le monstrueux édifice de sa réputation et de safortune, qui ne tomba qu’avec le trône.Toutes les factions ont-elles été ensevelies sous ses ruines?L’égoïsme, l’ambition, l’ignorance, tous les préjugés et toutes lespassions ennemies de l’égalité, ont elles disparu avec La Fayette? Non,son esprit vit encore au milieu de nous; il a laissé des héritiers deson ambition et de ses intrigues. moncler doudoune longue femme
Et quels succès ne peuvent-ils pas sepromettre encore, avec un peuple aussi confiant, aussi léger quegénéreux, qui a longtemps encensé de si ridicules idoles? Que dis-je?Otez le mot de république, je ne vois rien de changé. Je vois partoutles mêmes vices, les mêmes cabales, les mêmes moyens, et surtout lacalomnie. Vous qui vous dis posez à me démentir, si vous êtes de bonnefoi, apprenez à vous défier de vous mêmes; songez que votre usage estd’apercevoir la vérité deux ans trop tard; songez qu’il est bien desintrigues funestes dont vous favorisiez le succès par voire nonchalanteincrédulité, et que j’ai dévoilées. Si vous êtes de mauvaise foi, jevous récuse; ce que je vais dire vous intéresse. Qui que vous soyez,qu’aurez-vous à répondre à des faits? Que direz vous, quand je vousaurai démontré qu’il existe une coalition de patriotes vertueux, derépublicains austères, qui perfectionne la criminelle politique de LaFayette et de ses alliés, comme ceux-ci avaient perfectionné celle desaristocrates déclarés. Je n’aurai pas même besoin de vous les nommer,vous les reconnaîtrez à leurs oeuvres.Que dis-je? Dans tout ce que je viens de dire jusqu’ici, n’avez-vouspas cru lire l’histoire des intrigants du jour? N’avez-vous pas reconnuleur tactique et leur langage?Après la révolution du 14 juillet, vous avez entendu les aristocratescrier à l’anarchie, parler de démagogues incendiaires; déploreréternellement le brûlement de quelques châteaux et la punition dequelques scélérats.

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